top of page

Habiter la matière

Le 9 juin.

 

Je suis à Jérusalem, porte de Damas avec Kais.

 

J'habite le calme qui l'y fait. Il n'y a pas d'autre personnes que nous.

 

Je suis sur un seuil, un passage, un endroit chargé. Pourtant, je me dépouille.

Je suis chargé d'histoire, je suis l'entre 2 saturé de mémoire.

 

Kais a avec lui 2 petits objets magiques, 2 fioles remplies de sable, un sable qui brille, souvenirs et fantômes qui dansent.

 

Kais ouvre une des fioles, le sable s'échappe, il devient vivant.

 

Soupir.

 

« Arrête de vivre comme si ta fin n'existait pas ».

 

Respiration.

 

Je ne cherche plus à enfermer le sable, je ne le poursuis pas.

 

J'accepte que les images changent de sens avec le temps.

 

Kais porte à sa taille une ceinture qui représente le couple l'union, mais elle est brisée, cassée.

 

Ce n'est pas un échec.

C'est une vérité.

 

On mange des coquillages. On s'imprègne des profondeurs sans tout comprendre.

 

Au loin, après le désert, il y a la montagne et puis la mer. La mort, grande faucheuse impertinente, sort de la mer, flotte vers la montagne. Elle est immense et brutale.

 

C'est la mort comme loi du vivant qui glisse vers moi à présent.

 

En silence, dans cet intérieur mouvant, je soupire : « elle vient chercher son quota d’humain, j’espère que je n’en ferai pas partie »



Travail de relecture.


Relecture de rêves anciens, consignés dans des cahiers.Relecture d’images produites à différents moments de ma vie, notamment lors de voyages et de projets antérieurs. Il ne s’agissait pas d’archiver ni de comprendre a posteriori, mais d’observer ce qui, aujourd’hui, résistait encore, appelait, ou se transformait.

 

 Ce que j’ai observé au fil de cette relecture, c’est un déplacement subtil mais réel dans ma manière de percevoir ces matériaux. 



Les images n’avaient pas changé. Les rêves non plus. C’est le point depuis lequel je les regardais qui s’était déplacé. 



Ce qui autrefois était chargé d’incompréhension, de décalage ou de tension, se présentait désormais autrement : non comme une énigme à résoudre, mais comme une matière à habiter.

 

L’acte photographique n’est pas intervenu pour illustrer ces déplacements, mais pour les rendre perceptibles.

 

Les images produites ou réactivées dans ce processus ne sont ni des documents, ni des symboles figés.

 

Elles fonctionnent comme des seuils : des lieux où une transformation psychique devient visible sans être expliquée.

 

Photographier, ici, n’est pas représenter. C’est observer une variation de position intérieure dans le temps.



Commentaires


Ilona

 

Portrait Confiance 

2024

Mon expérience avec Kim a été tout simplement incroyable. Kim est bien plus qu'une photographe ; elle est également une thérapeute exceptionnelle. Sa bienveillance et son empathie m'ont permis de me sentir en sécurité et à l'aise dès le début de la séance.

Les compétences de Kim en photographie sont indéniables. Les photos qu'elle a prises ont réussi à capturer des moments authentiques qui reflètent bien ma personnalité. Son talent va au-delà de la simple capture d'images ; elle crée un univers où l'on se sent libre d'être soi-même.

Cette expérience m'a permis de mieux me connaître et m'a offert une nouvelle perspective sur moi-même. Je recommande vivement Kim à toute personne cherchant une expérience de découverte de soi unique et enrichissante.

bottom of page