Alice Praxis
- Kim Leleux

- il y a 5 jours
- 1 min de lecture
Il arrive un moment où la réalité cesse d’être un décor fixe. Elle se met à vaciller légèrement, comme si un autre regard s’ouvrait à l’intérieur du premier. Ce déplacement ne vient pas d’une révélation spectaculaire, mais d’un travail patient : revenir aux images, aux rêves, aux fragments de mémoire, et leur offrir une forme.
Dans la praxis imaginale de la durée, l’image n’illustre pas une idée. Elle devient un lieu de transformation. Les symboles rencontrés dans le rêve; ici un gâteau, une porte, un monde dont l’échelle semble changer, sont repris dans la photographie pour être traversés autrement. Non pour fuir la réalité, mais pour déplacer la manière de la percevoir.
Peu à peu, ce qui paraissait figé dans le récit intérieur se fissure. Les rôles se déplacent, les interprétations se transforment, et l’on découvre que la perception elle-même peut évoluer.
Ce n’est pas la réalité qui change soudainement, mais la position depuis laquelle nous la regardons.
Dans ce travail, le temps joue un rôle essentiel. Les images se répondent, se corrigent, se complètent.
Elles deviennent des jalons dans un processus où l’imaginaire agit comme une chambre de résonance entre l’expérience personnelle et les formes symboliques plus larges qui traversent le collectif.
Ainsi, l’image n’est plus seulement une trace. Elle devient un seuil : l’endroit précis où une autre manière de voir commence à apparaître.







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